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  • spectacle

Alain Buffard

Good Boy

25 > 28.06.18

  • 25.06

    20:00

  • 26.06

    20:00

  • 27.06

    20:00

  • 28.06

    19:00

Terminé

En 1998, Alain Buffard revient à la scène avec la création de Good Boy, autoportrait chorégraphique qui a valeur de « point zéro ». Plutôt que d’un solo, il faudrait parler de l’invention d’une solitude, de son élaboration minutieuse comme territoire mental et physique, zone d’exposition et de redéfinition de soi par les marges : juste une présence sur scène, délimitant les contours de son être à force d’actions répétitives, posant son corps comme affirmation et comme incertitude, champ d’exploration charnel et fictionnel. Solo de l’effritement et de la reconstruction, Good Boy bricole une grammaire de l’insoumission, passant en revue les stratégies à inventer pour se refaire un corps face à la maladie, aux contraintes sociales, aux assignations de genre. Muni de quelques accessoires – slips, scotch, boîtes de médicaments – qu’il utilise pour « se dessiner des prolongements, des excroissances », il élabore une esthétique du peu, de l’insistance et de la répétition. Repris par Matthieu Doze, ce « bon garçon » continue à agir – opposant la résistance de ses montages physiques et subjectifs à l’énoncé qui le désigne comme sujet obéissant.

La place d’Alain Buffard dans le champ chorégraphique français est celle d’un électron libre, dont les créations ne rentrent pas dans les cases préétablies ; d’abord interprète dans les années 1980, notamment pour Régine Chopinot, Daniel Larrieu ou Brigitte Farges, il va, de la fin des années 1990 jusqu’à sa mort en 2013, produire une œuvre habitée d’une urgence vitale, où chaque geste est chargé d’une force transgressive qui interroge ce que peut un corps. C’est aussi une place d’incubateur, dont les influences multiples – venant de la danse postmoderne américaine, des arts plastiques ou de la performance – ont contribué à l’élargissement du périmètre de la danse, et du rapport à l’historicité de ses pratiques. La rencontre, dans les années 1990, d’Yvonne Rainer et Anna Halprin, et des travaux d’artistes comme Vito Acconci, Chris Burden ou Bruce Nauman l’ont amené à nourrir ce champ de problématiques esthétiques et discursives qui l’avaient jusque-là peu pénétré.

Crédits

Conception
Alain Buffard 
Assistant et interprète
Matthieu Doze
Accompagnement artistique
Fanny de Chaillé 
Accompagnement technique
Christophe Poux

Spectacle créé en janvier 1998 à la Ménagerie de verre-Paris, Festival Les Inaccoutumés.

Prod / Coproduction et diffusion

Production Association PI:ES Alain Buffard.
Coproduction CN D Centre national de la danse, Théâtre de Nîmes – scène conventionnée d’intérêt national – danse contemporaine – art et création.

Soutien

Résidence CN D Centre national de la danse. 
Remerciements à la Ménagerie de verre-Paris et au Musée de la danse – Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne.

25 > 28.06.18

  • 25.06

    20:00

  • 26.06

    20:00

  • 27.06

    20:00

  • 28.06

    19:00

Terminé

Durée 45 min.
Studio 8

€ 10 / € 15
Avec la carte CN D € 5 / € 10