Programme
de résidences 2026
Cité internationale
des arts avec le CN D

Résidence

5.01 > 27.03.26
Clarissa Sacchelli

3.04 > 25.06.26
Florette Gateka

La résidence « Centre national de la danse x Cité internationale des arts » s’adresse à des chorégraphes de toutes nationalités, travaillant et résidant hors du territoire français hexagonal.

L’objectif de cette résidence est de promouvoir la mobilité des professionnels et d’élargir leur réseau. Pour le/la chorégraphe, elle est l’opportunité de faire connaître leur travail en France hexagonale et de nourrir leur recherche.

Avec ce programme, le Centre national de la danse et la Cité internationale des arts s’engagent à soutenir le projet de chaque lauréat et lauréate en lui permettant de bénéficier d’un accompagnement privilégié et d’une résidence de trois mois à Paris et Pantin.

Toutes les informations et questions pratiques à lire ci-dessous (merci de bien consulter ces éléments avant le dépôt de votre candidature). 

La résidence

Le lauréat ou la lauréate bénéficiera :

— D’une résidence artistique de trois mois, soit de janvier à mars 2026, soit de mars à mai 2026, à la Cité internationale des arts, dans un atelier-logement composé d’un espace de travail et d’un espace de vie meublé (chambre, salle de bain, cuisine, connexion Internet wifi), situé au coeur de Paris.
— De temps de studio/d’un espace de travail au Centre national de la danse à Pantin, situé au Nord-Est de Paris.
— D’un accompagnement artistique et professionnel privilégié : accès aux réseaux et aux ressources documentaires des deux partenaires.

Ce programme inclut :

— Le transport international aller/retour Paris, avec le VISA et l’assurance voyage.
— Une bourse de vie de 1 000 euros par mois.
— Une bourse de production de 1 500 euros.
— Un temps de restitution dont le format sera défini selon le projet du/de la lauréat.e.

 

Clarissa Sachelli

Basée à São Paulo, Clarissa Sacchelli est une artiste brésilienne qui travaille dans le domaine de la danse. Sa pratique se décline à travers des performances, des écrits et des activités éducatives, utilisant notamment la chorégraphie comme moyen d'expérimenter et de réfléchir à ce qui se passe tant sur le plan kinesthésique que sociopolitique. S'inspirant de perspectives féministes et queer, ses projets ont été façonnés par les frictions qui émergent lorsque des archives, des souvenirs et des temporalités distincts entrent en contact.

Elle est titulaire d'une maîtrise en danse de Trinity Laban (Royaume-Uni) et d'un diplôme de troisième cycle en sémiotique de la PUC-SP (Brésil). Son travail a été présenté dans des salles et des festivals au Brésil et à l'étranger, et a bénéficié de différents prix, bourses et subventions, tels que : K3 Tanzplan Hamburg Residency Programme / Kampnagel (2021-2022, Allemagne) ; Videobrasil Dance Season (2017, Brésil) ; Rumos Dança (2012-2014, Brésil). Elle a participé à des œuvres d'Eszter Salamon, João dos Santos Martins, William Pope.L, Tino Sehgal, Cristian Duarte, Bruno Levorin, Renan Marcondes, Cláudia Müller, entre autres.

Au cours de sa résidence, Clarissa explore la manière dont il est possible d'évoluer dans plusieurs directions à la fois, abordant la multidirectionnalité non pas comme une source de crise, mais comme une technologie corporelle sophistiquée de résistance. Ses recherches se déroulent à travers des pratiques corporelles et des recherches archivistiques, mettant en relation la danse baroque française et une constellation de danses sociales sud-américaines, explorant comment ces archives dissonantes résonnent et pourraient ouvrir la voie à d'autres perspectives. 

Florette Gateka

Interprète et artiste du mouvement burundaise. Son parcours s’est construit à la croisée des danses traditionnelles, de la danse urbaine et des danses contemporaines. Elle débute la danse au Burundi avant d’intégrer et d’être diplômée de l’École des Sables au Sénégal. Son travail explore le corps comme territoire de mémoire et de métamorphose, développant un langage singulier fondé sur le « déboîtement de corps », où tradition et modernité se rencontrent et se transforment.

Ina-Rugamba n’est pas un personnage fixe, une figure en devenir, incarnant les femmes qui se construisent au milieu des contradictions sociales et culturelles. Je deviens Ina-Rugamba est une traversée chorégraphique qui explore la place de la femme dans un monde en mouvement et plein de contradiction, entre transformation intérieure et résilience. La pièce ne rejette pas la tradition ; elle la dialogue, la déplace. Elle parle du désir d’habiter pleinement son identité sans se laisser enfermer par elle. C’est un solo de transformation, un espace où le corps traverse un passage entre ce qu’il a été transmis et ce qu’il choisit de devenir »