Les nouveaux fonds acquis en 2018 et 2019

Fonds Georges Appaix-La Liseuse

Ce riche ensemble d’archives audiovisuelles et photographiques
documente le travail de création du chorégraphe Georges Appaix et de sa compagnie La Liseuse de 1984 aux années 2010, et permet de revisiter l’abécédaire chorégraphique constitué au fil des années par l’artiste, du Bel été (1984) à What do you think (2017), en passant par Affabulation (1984), F. (1992), L. est là (1999), Non seulement… (2003) ou encore Univers Light Oblique (2013).


Fonds Beau Geste-Dominique Boivin

Premier versement de la compagnie Beau Geste, cet important ensemble d’archives de la compagnie contient notamment une série de documents administratifs et budgétaires témoignant de la vie du collectif de ses débuts en 1981 jusqu’en 2002, et faisant apparaître nettement l’évolution des conditions et des modalités des activités de production et de création des compagnies de danse contemporaine durant cette période.

Le fonds contient aussi une collection complète des documents de communication et des publications de la compagnie, souvent remarquables par leur conception graphique ou leur ton, qui permettent de retracer l’histoire des créations, collectives ou signées Dominique Boivin, proposées par Beau Geste jusqu’à très récemment. En complément, des carnets de route contenant des relevés très précis de la diffusion des pièces sont autant de traces de la circulation des œuvres de la compagnie tout au long de cette longue histoire.


Fonds Geneviève Berthéas

Ce petit fonds d’archives témoigne des différentes périodes de la vie professionnelle de la danseuse Geneviève Berthéas, née en 1927, élève de Carlotta Zambelli, nommée Grand sujet à l’Opéra de Paris en 1948. Se consacrant, à la fin de sa carrière à l’Opéra, à la chorégraphie et à l’enseignement, elle fut professeure de la première classe de danse classique du Conservatoire du XIXe arrondissement de Paris.

Le fonds contient diverses photographies (dont un album-souvenir d’une tournée internationale avec le Ballet de l’Opéra de Paris dans les années 50), des coupures de presse sur l’actualité chorégraphique des années 40 au début des années 60, des papiers personnels ainsi qu’une série de programmes de spectacles et quelques ouvrages dédicacés.
 

Fonds Robert Crang

Ce fonds d’archives de Robert Crang (1932-2014), pionnier de l’introduction et du développement des études en danse à l’université, notamment à Nice où il
exerça toute sa carrière, regroupe non seulement sa documentation et les dossiers de travail liés à son enseignement et à ses recherches autour du mouvement
et des danses – surtout anciennes ou traditionnelles –, mais aussi des systèmes de notation, et particulièrement de l’écriture du mouvement élaborée par Pierre
Conté qu’il pratiqua intensément, comme en témoigne la très importante collection de partitions qu’il a écrites ou collectées.

Fonds Fabrice Dugied

Archives concernant le travail chorégraphique de Fabrice Dugied et les activités de sa compagnie des années 1980 aux années 2000, comprenant de nombreux documents de communication, de diffusion, quelques notes de travail et documents techniques, ainsi que des coupures de presse et des documents audiovisuels. Les oeuvres chorégraphiques de l’artiste sont largement documentées depuis ses premiers solos en 1982 jusqu’à ses pièces des années 2000 comme Tribulations, sans oublier les nombreux projets pédagogiques qu’il n’a cessé de mener parallèlement à ses créations. Quelques projets
organisés dans le cadre du Regard du cygne sont également présents, tels « Mémoire vive » en 2002-2004 autour des figures de J. Andrews, J. Robinson et K. Waehner ou la Planetary Dance d’Anna Halprin organisée en 2015, tout comme les manuscrits de deux de ses écrits datant de 1997 : Sokolow l’oubliée et Jennifer Muller, conversations croisées.


Fonds Laurent Goldring

L’œuvre artistique de Laurent Goldring se développe à la croisée des arts plastiques, de la vidéo, de la photographie et du cinéma, tout en tissant et travaillant un lien étroit avec la danse. Il puise ainsi dans le corps du danseur le matériau de « boucles de corps », tout en inspirant le travail de nombreux chorégraphes dont Xavier Le Roy, Benoit Lachambre ou Maria Donata d’Urso, ou en collaborant avec eux sur le plateau.

Ce premier versement de ses archives audiovisuelles concerne son travail artistique autour de la représentation du corps, des années 1995 jusqu’au début des années 2000. Il regroupe notamment les éléments vidéographiques préparatoires et les matières de ses expositions au Centre Pompidou à Paris et à la fondation Gulbenkian à Lisbonne en 2002, ou ses réalisations pour les spectacles Self Unfinished (Xavier Le Roy, 1998) et Pezzo Zero Due (Maria Donata d’Urso, 2002).


Fonds Groupe Lolita

Les archives du Groupe Lolita forment un ensemble remarquable de traces, principalement visuelles, donnant à voir la créativité et l’ampleur du travail plastique et scénographique qui accompagnait le travail chorégraphique dans les projets et oeuvres des dix artistes (danseurs, plasticiens et musiciens) réunis dans
ce collectif après s’être rencontrés au ou autour du CNDC d’Angers dirigé alors par Alwin Nikolais. De 1981 à 1989, puis ponctuellement à l’occasion de reprises de spectacles phares comme Qui a tué Lolita ? (1983, re-création en
1996 puis en 2015), le Groupe Lolita s’est illustré aussi bien dans des pièces de plateaux que dans des créations événementielles, alternant grandes productions et projets plus modestes : Bla bla en 1981, Les Indolents Délires de Dolorès Dollar en 1984, Mouse Art en 1987, Les K en 1989, notamment, sans oublier
la flamboyante Zoopsie Comedi créée avec la compagnie Beau Geste (1985, reprise en 2009). Ces différentes réalisations sont toutes très bien documentées grâce au travail de photographie, de dessin et de recherche scénographique d’Arnaud Sauer, lequel a veillé avec Dominique Rebaud, mais aussi Catherine Langlade, à sauvegarder, identifier et numériser tous les documents encore
conservés (dont aussi des films, notes personnelles, affiches, programmes et documents de communication ou de production) pour transmettre la mémoire
d’une aventure artistique tout à la fois généreuse, singulière et révélatrice
d’une époque.


Fonds Dominique Petit

Ce fonds d’archives retrace le parcours artistique et pédagogique du danseur et chorégraphe Dominique Petit, à travers de nombreux documents audiovisuels, des dossiers autour de ses pièces chorégraphiques (notes d’intention, programmes, presse), depuis ses premiers solos Variations (1979) et Igor Urstark
(1980) puis dans le cadre de sa compagnie (1981-1996) avec notamment Jade (1984) et Nuits (1991), des duos interprétés avec sa compagne Anne Carrié, ou
encore des pièces de groupe comme Kindertotenlieder (1985), Les Tournesols (1988) ou encore Salsita (1996). Son importante activité pédagogique est également documentée comme son enseignement au CNDC d’Angers de 1984 à 1987, puis de 1996 à 2000 ou bien la création et l’animation d’un cycle de formation professionnelle pour danseurs en Pays de Loire (1994-1996). Des dossiers administratifs relatifs à la gestion de la compagnie complètent enfin ces archives.

Instruments de recherche


Fonds Tanzquartier Wien

L’inventaire du fonds Tanzquartier Wien indexe précisément la documentation produite par ce centre d’art consacré à la danse contemporaine et à la performance, fondé à Vienne (Autriche) en 2001, pendant les années de direction de Walter Heun de 2009 à 2017. Le fonds regroupe en effet l’ensemble des documents de communication, revues de presse et affiches liés aux activités et programmations du lieu durant cette période : spectacles de danse contemporaine, performances, résidences d’artistes ou de chercheurs, lectures, conférences, installations, ainsi que cours, workshops et ateliers de toutes sortes.
Plus de 300 artistes sont représentés dans cet inventaire désormais accessible en ligne sur mediatheque.cnd.fr
 

Complément au fonds Rudolf Noureev : articles et revues de presse

Parallèlement aux très nombreux documents audiovisuels déposés par la Rudolf Nureyev Foundation (RNF) et par Madame Douce François, les archives liées à Rudolf Noureev présentes au CN D regroupent, parmi d’autres manuscrits, imprimés et documents iconographiques, un très considérable ensemble d’environ 14 000 coupures de presse du monde entier dont la description est désormais achevée et vient compléter l’inventaire en ligne déjà publié.

Cette masse très importante couvre les années 1957 à 1997, soit jusqu’aux années suivant le décès de Rudolf Noureev début 1993. On y trouve, en majorité, des coupures de la presse quotidienne ou hebdomadaire généraliste, provenant d’une trentaine de pays, principalement d’Europe et d’Amérique du Nord, la presse anglo-saxonne étant dominante, suivie par la presse française. La plupart de ces articles proviennent de la veille faite par des agences spécialisées pour le compte de la RNF, mais aussi d’amis ou passionnés qui suivaient l’actualité de l’artiste. Classés de manière chronologique, ces articles – que complètent divers recueils et revues de presse déjà façonnés – offrent une représentation très détaillée et sans doute très complète de la carrière et de la vie publique du danseur et chorégraphe mais surtout de sa médiatisation internationale, de l’image qu’il a construite, véhiculée et incarnée pendant 40 ans, de ses visages, masques et reflets successifs.