MINGWAY
Restaurant du CN D

Mingway, c'est qui ?

Mingway est né de l'association entre Ernest et la « Famille Populaire ». Ernest c'est un grand réseau de chefs solidaires qui choisissent de majorer de quelques centimes leurs additions pour financer des actions d'aide alimentaires locale; en 2018 Ernest a distribué des paniers de fruits et légumes bio à 60 familles de l'Est parisien chaque semaine pendant un an, le même programme sera lancé à Bordeaux le mois prochain. Florent Ciccoli (chef au Café du Coin, 1er Prix Fooding et Omnivore 2019 de sa catégorie, propriétaire du restaurant Jones) et Grégory Back (propriétaire des restaurants les Pères Populaires, La Vierge, le Café du Coin) sont les parrains associés de cette nouvelle aventure. Grégory et Florent sont restaurateurs solidaires depuis 2015, et portent une cuisine populaire de grande qualité, reconnue par la profession, innovante dans son approche de la relation du client au restaurant. Eva Jaurena, fondatrice d'Ernest, est la directrice du restaurant Mingway.
 

Solène Gallard, cheffe chez Mingway !

Solène n’a pas le temps de traîner. Cela fait  4 ans que la cheffe a changé de voie après avoir travaillé dans l’humanitaire. Au programme de sa reconversion : une formation classique et rigoureuse en alternance au Chamarré à Montmartre, un chef étoilé brillant, une brigade à taille humaine. Cet environnement lui a permis d’apprivoiser tous les postes rapidement, sans hésiter à façonner elle-même son expérience malgré son statut de novice ; Solène est accro à la nouveauté, au prochain challenge, à l’exercice inconnu. La cuisine est un terrain de jeu comme un autre, que l’on peut conquérir rondement quand on est travailleur. Ça tombe bien.
Elle a passé un an au Guatemala, à l’époque de la fac, et même si elle n’est pas partie pour la cuisine, le voyage tout de même marqué durablement ses menus: la fraîcheurs du bouquet d’herbes fraîches, le taco, les épices. Avec un espagnol scolaire pour seul bagage, elle a passé plusieurs mois passés à coordonner des programmes d’apprentissage pour adultes en milieu rural. C’est d’ailleurs en Amérique centrale qu’elle a réuni ses deux passions pour la première fois, cuisine et engagement social, en animant un long cycle d’ateliers culinaires sur les routes guatémaltèques. 
De retour en France, elle va travailler pour une association d’aide alimentaire, cette fois-ci en cuisine : après l’obtention du CAP, l’étape Refettorio a duré deux ans. Découvert en tant que bénévole, ce projet ambitieux l’a séduite par son défi culinaire et les programmes sociaux à développer. Improviser un menu chaque matin en fonction de l’arrivage des dons. Renouveler d’imagination pour créer de nouveaux plats à partir des mêmes ingrédients. Encadrer une équipe de bénévoles, leur transmettre un mode de consommation vertueux, au-delà de l’expérience unique. Sa conversion à l’anti-gaspi n’en est d’ailleurs pas une : Solène est de ces cuisiniers qui ne connaissent pas l’action de gâcher ; dans toute cuisine de talent, rien ne se perd, tout se transforme. 
Mingway, ses 80 couverts quotidiens, Pantin, un service du midi ambitieux et abordable, sans aucune concession gustative, tel est le nouveau défi qu’elle a choisi. La cuisine de Solène est solaire, précise et aboutie. Il y a dans ses plats un grand soin, la petite attention qui fera la différence, l’amour des arômes entiers, étudiés. Elle crée une cantine généreuse et pleine de goûts, offrant à ses convives assiettes audacieuses et classiques réconfortants.

 

Mingway !

Les mots d'ordre chez Mingway : une démocratisation de la gastronomie grâce à des prix abordables, une exigence de qualité des produits au quotidien, un espace convivial et ouvert, porté par une jeune équipe.

Trois question à Eva Jaurena

CN D : Peux-tu définir Mingway en quelques mots ?
Le CN D, qui est un environnement et un espace exceptionnels, les bonnes bouffes et des ingrédients top, c'est pour ça qu'on a choisi un chef bourré de talent, un lieu ouvert à tous, pour manger et pour boire, adapté aux petits porte-monnaie, pour les pantinois, pour les danseurs, la famille et les copains.

CN D : pourquoi parle-t-on de « Cantine Solidaire ? »
Parce que bien sûr le restaurant participera à la collecte solidaire Ernest ! Chaque addition contiendra une majoration de quelques centimes qui financera la distribution de légumes de qualité à des familles en situation de précarité à Paris. De plus, notre cuisine reste ouverte à Ernest, pour organiser des ateliers de cuisines, des repas pour les personnes démunies, et tout autre initiative de l'association.

CN D : Pourquoi avez-vous décidé d'ouvrir un restaurant ?
J'ai passé cinq ans à développer Ernest, j'ai collaboré avec plein de chefs, travaillé en cuisine, organisé de nombreux événements... Ouvrir un lieu qui permettrait de transmettre au quotidien l'énergie de l'association s'est imposé naturellement. C'est aussi un lieu que l'on veut faire vivre au rythme du quartier, tout en invitant nos amis chefs en cuisine : le samedi et certains soirs, nous accueillerons ainsi des cuisiniers d'autres restaurants et mettrons en place une programmation culinaire dynamique.