Gisèle Vienne x 4

artiste associée
au CN D

Gisèle Vienne, Crowd © Estelle Hanania
Gisèle Vienne, Crowd © Estelle Hanania

24.09 > 18.12.21

La Station — Gare des Mines, CN D Pantin, MC93 — maison de la culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny

Ce temps de compagnonnage privilégié, en 2021 et 2022, est pensé par la chorégraphe, metteuse en scène et plasticienne comme un espace d’expérimentation en lien avec les différentes missions du CN D, de la création à la recherche et à la pédagogie. Puisque le CN D est un lieu symbolique pour la danse, où l’histoire s’écrit et se réécrit, Gisèle Vienne souhaite proposer une réflexion sur l’enjeu politique et sociétal du champ chorégraphique. Dans le prolongement de son travail chorégraphique, sa résidence associe des artistes et des théoriciennes et théoriciens à son désir de réorienter le regard, d’analyser pour déconstruire les systèmes de domination et de mettre le sensible et le geste au cœur du développement de la pensée.

À l’automne 2021, c’est avec Elsa Dorlin, professeure de philosophie politique contemporaine à l’université de Toulouse – Jean Jaurès, que Gisèle Vienne va d’abord présenter une série de podcasts produits par le CN D ainsi qu’un séminaire. Déjà accueillie à Pantin depuis de nombreuses années, la compagnie de Gisèle Vienne investit également le CN D. Une fiction-documentaire y a été tournée autour de Jerk, la reconstitution grinçante des crimes perpétrés par le serial killer américain Dean Corll que la chorégraphe avait mise en scène en 2008. Dans le cadre du Portrait que le Festival d’Automne à Paris lui consacre en 2021, Gisèle Vienne présente également avec le CN D une reprise de Crowd à la MC93 ainsi qu’une création à La Station – Gare des Mines. Inspirée par la trajectoire de personnages isolés dans Crowd, cette performance mettant en scène une fête et la perception émotionnelle du temps – qui fait désormais autrement écho, dans le contexte récent – retraduira leur gestuelle pour évoquer le corps, interdit, en manque des autres.