Bless the Sound that Saved a Witch like me est une tentative de faire le portrait d’une génération qui se révolte et cherche à nous confronter à la violence et aux grands défis du monde à venir. Ce solo explore l’urgence à travers les frontières de l’intime et du collectif. Il naît d’une recherche sur la rencontre entre enjeux poétiques et politiques, tout en restant avant tout une proposition chorégraphique où la physicalité et l’incarnation occupent une place centrale. L’atelier pro proposé par Benjamin Kahn traversera différentes questions qui sous-tendent cette pièce et la trilogie dont elle fait partie. Il s’agira de partager avec les participants des pratiques de création afin d’appréhender les enjeux de ces œuvres et de transmettre des outils de partition et d’écriture chorégraphique. Une immersion dans l’univers chorégraphique de Benjamin Kahn, où le corps devient un vecteur d’émotion, de tension et de transformation. À travers l’étude du lexique et du langage chorégraphique, les participants seront invités à explorer comment le mouvement peut être étiré, extrapolé et réapproprié, individuellement et collectivement, jusqu’à redéfinir l’espace et le récit qu’il porte.
Benjamin Kahn
Benjamin Kahn est danseur et chorégraphe. Il a étudié la dramaturgie et le théâtre à l’Université d’Aix en Provence et au Conservatoire de Rennes, et est diplômé de l’ESAC. Considérant la danse et la chorégraphie comme de puissants outils politiques, il s’intéresse particulièrement à la construction et à la déconstruction de la façon dont nous considérons les corps individuels et collectifs. Puisant dans l’interdisciplinarité de son parcours et dans la richesse des rencontres avec des interprètes singuliers, il propose des pièces qui articulent textes, écritures chorégraphiques précises, et paysages sonores et lumineux puissants pour questionner des enjeux de sociétés. Entre 2019 et 2023, il crée une trilogie de solo Sorry, But I Feel Slightly Disidentified…, Bless the Sound that Saved a Witch like me et The Blue Hour, questionnant les projections sur les corps, le regard, le lien entre l’intime et le collectif. Sa prochaine pièce, Focu Meu, sera créée en mai 2026 au festival One Dance à Plovdiv (Bulgarie).