Formation

Workshop
Contemporain

Núria Guiu

10.06.21 — 10:00

Biennale de la danse de Lyon

Núria Guiu est une danseuse et chorégraphe originaire de Barcelone. Elle est diplômée en danse classique, professeure de yoga Iyengar, et poursuit ses études en anthropologie et évolution humaine à l’Universitat Oberta de Catalunya (Barcelone). En tant qu’interprète, elle a collaboré avec plusieurs compagnies dont le Cullberg Ballet, la Batsheva Dance Company, Ingri Fiksdal, Jasmin Vardimon, La Veronal ou encore Kobalt Works. Elle travaille aux côtés de Gisèle Vienne en tant qu’assistante artistique et interprète pour certaines de ses pièces dont Crowd et This Is How You Will Disappear. En tant que chorégraphe, elle a créé une pièce pour la Carte Blanche dance company (2012) ; Portal, un solo en collaboration avec le musicien norvégien Gisle Martens Meyer (2014) ; Likes, un solo sélectionné pour la plateforme européenne Aerowaves en 2018. Sa dernière création, Spiritual Boyfriends, une commande pour six danseurs du Dance Theater Bremen, a été présenté au Grec Festival 2020 et à Futuralgia.

Tik Tok Exorcism est un workshop proposé par Núria Guiu en lien avec sa nouvelle pièce dont la première est prévue au printemps 2022 au Mercat de les Flors (Barcelone). Pour ce workshop, elle partage les outils développés dans ses deux derniers soli (Likes et Spiritual Boyfriends) et invite les participants à une méditation guidée au cours de laquelle le corps est traversé par des images issues du net : des images qui n’ont pas vocation à être reproduites mais dont il s’agit de faire l’expérience, au sein d’un espace physique, collectif, rituel, par le biais de l’affect, de la sensibilité et du plaisir d’être ensemble en mouvement. 
Dans sa nouvelle pièce, Núria Guiu entame une recherche en partant de l’application Tik Tok comme forme de rituel qui génère une résistance et une ré-invention des canons et esthétiques les plus normés. Le rituel a toujours permis une forme de performativité de l’identité, en créant de l’affection, de la cohésion sociale, et en permettant une émancipation. Il s’agit ici de penser la culture visuelle, non pas à l’encontre des images mais à travers elles, dans le but d’inventer des formes de désautomatisation, de dépossession collective des stéréotypes (Andrea SotoCalderón, The performativity of images, 2020).