SpectacleCamping

Noé Soulier

Portrait de Frédéric Tavernini

© Marc Domage
© Marc Domage

26.06.19 — 19:00

Les Subsistances

Que devient un danseur qui vieillit, de quelle somme d’expériences est-il porteur ? De la découverte du parcours de danseur de Frédéric Tavernini, ayant travaillé pour Maurice Béjart, Mats Ek, Trisha Brown, William Forsythe, ou Angelin Prejlocaj, Noé Soulier a souhaité tirer un portrait : une histoire personnelle où les gestes disent les œuvres traversées – marquant des accents, des points, des articulations. Entre perception et signification du mouvement, Noé Soulier poursuit son travail de décryptage de la danse en interrogeant cette fois-ci la valeur descriptive d’un geste : le corps du danseur peut-il exposer une danse, la montrer, la raconter sans l’exécuter ? Au fil de ces questions, le regard est amené à reconstituer la mémoire de ces danses à partir des signes qu’elles ont laissés dans la chair d’un interprète. En suivant Frédéric Tavernini pas à pas, Noé Soulier dessine une histoire révélant le discours implicite du mouvement.

Noé Soulier étudie la danse au CNSMD de Paris, à l’École nationale de ballet du Canada et à P.A.R.T.S. Il obtient un master en philosophie à la Sorbonne et participe au programme de résidence du Palais de Tokyo, Le Pavillon. Son travail interroge la manière dont on perçoit et interprète les gestes, à travers des dispositifs multiples. Dans Mouvement sur Mouvement (2013), il introduit un décalage entre le discours et les gestes qui l’accompagnent. Dans Corps de ballet (2014), la tension se situe entre l’intention et le mouvement du danseur. Il met en espace Movement Materials pour l’inauguration de la Fondation Vuitton (2014), crée Faits et gestes au PACT Zollverein (2016), Performing Art (2017) et Les Vagues (2018) dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Artiste associé au CN D depuis 2014, il y a publié Actions, mouvements et gestes, une proposition chorégraphique qui prend la forme d’un livre. Portrait de Frédéric Tavernini a été créé au CN D à Pantin au printemps 2019.