Recherche

Exposés de recherche

14.02.19 — 14:00

CN D Pantin

Dix-sept projets de recherche et de notation ont bénéficié d’une aide à la recherche et au patrimoine en danse en juin 2017. Chercheurs et notateurs présentent ici l’avancée de leurs travaux. Explorant des esthétiques aussi diverses que la danse classique khmère, le sega tipik de l’île Maurice, des danses contemporaines (Gourfink, Wampach, de Nercy/Dizien), les uns approfondissent nos connaissances des danses historiques tandis que les autres explorent les géographies et stratigraphies de la danse. De Sacre #2 d’après Nijinski au nazirkom, danse comique ouïghoure, ces projets élucident certains aspects et intérêts de la recherche en danse actuelle, son hétérogénéité esthétique, historique, géographique : des ballets infernaux de Jean-Philippe Rameau à la question de l’archivage sous forme de réactivation ou d’inventaire raisonné de fonds (F. Lancelot, W. Piollet et J. Guizerix, D. Hay, DD Dorvillier), de la rencontre inédite entre François Malkovsky et Pierre Conté à l’étude des archives du notateur Conté et universitaire Robert Crang, en passant par une réflexion située et en actes sur l’espace transitionnel, le seuil et la trace.

Programme


Laurent Pichaud, « Catalogue raisonné des écrits de Deborah Hay »

Ce catalogue propose de rassembler tous les écrits de cette artiste qui a intégré l’écriture textuelle au sein de son processus chorégraphique (cinq livres, une vingtaine de partitions, autant d’articles, des textes pour les conférences), en mettant en jeu quelques-unes des questions spécifiques de la recherche en danse : « quelles seraient les spécificités d’un écrit de chorégraphe ? », « que serait traduire le danseur ? »…
 

Sophie Jacotot, Simone Clamens-Crang, Marina Nordera, « Les archives de Robert Crang, notateur »

Ce projet vise à faire connaître les archives de Robert Crang (1932-2014) dont l’activité a concouru à introduire les études en danse dans les programmes universitaires français. Il s’attache en particulier à étudier la mise en œuvre de formations portant sur l’écriture du mouvement élaborée par Pierre Conté, permettant d’articuler théorie et pratique, enseignement et recherche, et d’intégrer les apports de plusieurs disciplines (musicologie, ethno-anthropologie, histoire…).
 

Amandine Bajou, « Notation d’Amas de Myriam Gourfink, pièce pour 8 danseurs »

Après celles d’un extrait d’Une lente mastication puis du solo Almasty (1h), la notation d’Amas, pièce pour huit danseurs, approfondit, au profit d’une immersion complète du corps, une exploration de la richesse de la démarche chorégraphique de Myriam Gourfink, de la grande précision requise auprès des interprètes, de son extrême finesse d’exécution.
 

Valeria Giuga, « Notation de Battement de David Wampach »

Le projet de notation de Battement, pièce de vingt-cinq minutes qui questionne la qualité significative du « grand battement », ce mouvement emblématique de la danse classique, et se déploie dans le silence, offre l’occasion d’un cas d’étude de l’application labanienne de la notion « ad lib ».