Recherche

Exposés de recherche

31.01.19 — 14:00

CN D Pantin

Dix-sept projets de recherche et de notation ont bénéficié d’une aide à la recherche et au patrimoine en danse en juin 2017. Chercheurs et notateurs présentent ici l’avancée de leurs travaux. Explorant des esthétiques aussi diverses que la danse classique khmère, le sega tipik de l’île Maurice, des danses contemporaines (Gourfink, Wampach, de Nercy/Dizien), les uns approfondissent nos connaissances des danses historiques tandis que les autres explorent les géographies et stratigraphies de la danse. De Sacre #2 d’après Nijinski au nazirkom, danse comique ouïghoure, ces projets élucident certains aspects et intérêts de la recherche en danse actuelle, son hétérogénéité esthétique, historique, géographique : des ballets infernaux de Jean-Philippe Rameau à la question de l’archivage sous forme de réactivation ou d’inventaire raisonné de fonds (F. Lancelot, W. Piollet et J. Guizerix, D. Hay, DD Dorvillier), de la rencontre inédite entre François Malkovsky et Pierre Conté à l’étude des archives du notateur Conté et universitaire Robert Crang, en passant par une réflexion située et en actes sur l’espace transitionnel, le seuil et la trace.

 

Programme

Mukaddas Mijit, « Nazirkom, une danse comique dans la tradition des banquets conviviaux ouïghours »

Patrimoine culturel de la région ouïghoure au nord-ouest de la Chine, le nazirkom, répertoire de danse comique pratiqué autour du bassin du Turpan à Qumul, joue des règles précises, exécutées scrupuleusement, des danses traditionnelles en autorisant les danseurs à explorer des mouvements « ridicules ». Danse très peu étudiée, elle prend aujourd’hui une forme de plus en plus chorégraphiée.
 

Annette Leday, « La danse d’aujourd’hui en Inde »

Longtemps cantonnée aux territoires de la « tradition » et à des formes classiques connues depuis les années 1970 (bharatanatyam, kathakali, kathak), la danse en Inde s’ouvre de plus en plus aux questionnements contemporains et invente un espace de recherche qui rend compte de ses explorations stylistiques, esthétiques et politiques variés.
 

Caroline Déodat, « La danse du sega tipik de l’île Maurice : traditions, esthétique de l’intime et pratiques de l’archive du corps-dansant »

D’héritage des pratiques de chant, de musique et de danse des esclaves noirs déportés sur la colonie en genre poétique, musical et chorégraphique, le sega tipik mauricien pose la question de sa définition même (notamment raciale). La recherche vise à confronter des archives matérielles datant de la période esclavagiste et/ou coloniale aux corps dansants à travers leurs pratiques contemporaines.