Exposés de recherche et de notation

18.01 > 10.02.22

CN D Pantin

Chercheuses et chercheurs, notatrices et notateurs présentent ici l’avancée ou les résultats de quinze projets de recherche et de notation d’œuvres chorégraphiques, qui ont bénéficié de l’aide à la recherche et au patrimoine en danse en 2020. Explorant des esthétiques aussi diverses que les quadrilles créoles (Martinique, Guadeloupe, Guyane), le garrotín (style de danse flamenco en vogue dans les premières années du XXe siècle), la house dance ou la danse de Tatsumi Hijikata, les uns approfondissent nos connaissances des danses historiques tandis que les autres explorent les géographies et stratigraphies de la danse. Des corps dansant le mbiwi, le debaa ou le batuque à ceux interprétant les chorégraphies de Douglas Dunn à la fin des années 1980, de danseuses et danseurs amateurs en situation de handicap ou expérimentant les bienfaits du mouvement dansé sur la grossesse, la naissance et le post‑partum, ces projets témoignent de la diversité géographique, historique, esthétique de la  recherche actuelle : du bal de Louis XIII aux quadrilles de Jean‑Étienne Despréaux à la cour de Napoléon Ier, de l’allemande à la fin du XVIIIe siècle à l’analyse de l’expérience temporelle en danse contemporaine, des réflexions suscitées par la réinterprétation de soli de Ruth Saint Denis et de pièces de groupe de Ted Shawn aux embodiments de la danse de Nyota Inyoka (1896‑1971), de la documentation du break par la photographie à l’analyse des différents principes structurels et  paramètres qui sous‑tendent l’actualisation du footwork de la house dance.