«Tourné presque clandestinement par Victor Jessen entre 1944 et 1954, hanté d’ombres, sillonné de fulgurances, le film La Gaîté parisienne possède un mystère. Il est l’unique document de l’Å“uvre créée par Léonide Massine en 1938 à Monte-Carlo.
Grâce « Ophulsienne », tourbillon et chassés-croisés « Lubitschiens », sensualité « Renoirienne » : comme Chaplin, Massine fait partie de ceux qui ont tout compris. Comme nul autre, il sait révéler les intermittences du cÅ“ur et les escamotages de la passion. Restait aux interprètes (ici Danilova et Frederic Franklin), menés hors d’haleine, à ne pas perdre pied dans cette folle cadence, à ne pas s’égarer dans les défilés de ce vertige organisé. Un tel foisonnement de vie imprègne ce film que nous croyons sentir dans la ronde du cancan le frémissement du linge des danseuses, le frôlement de leurs épaules parfumées et de leurs visages poudrés. Demeurent pour l’éternité les quelques mesures de la valse au point du jour, où le Brésilien encore drapé de nuit, engourdi d’ivresse, semble s’éveiller au ralenti dans un rêve de neige.
Métaphysicien comme Dom Juan, Massine était possédé par la hâte et la folie des nombres. Mathématicien, il calculait tout et retombait toujours juste, à deux pas du vide.»
Patrick Bensard, directeur de la Cinémathèque de la Danse
En coproduction avec la Cinémathèque de la Danse
Grâce « Ophulsienne », tourbillon et chassés-croisés « Lubitschiens », sensualité « Renoirienne » : comme Chaplin, Massine fait partie de ceux qui ont tout compris. Comme nul autre, il sait révéler les intermittences du cÅ“ur et les escamotages de la passion. Restait aux interprètes (ici Danilova et Frederic Franklin), menés hors d’haleine, à ne pas perdre pied dans cette folle cadence, à ne pas s’égarer dans les défilés de ce vertige organisé. Un tel foisonnement de vie imprègne ce film que nous croyons sentir dans la ronde du cancan le frémissement du linge des danseuses, le frôlement de leurs épaules parfumées et de leurs visages poudrés. Demeurent pour l’éternité les quelques mesures de la valse au point du jour, où le Brésilien encore drapé de nuit, engourdi d’ivresse, semble s’éveiller au ralenti dans un rêve de neige.
Métaphysicien comme Dom Juan, Massine était possédé par la hâte et la folie des nombres. Mathématicien, il calculait tout et retombait toujours juste, à deux pas du vide.»
Patrick Bensard, directeur de la Cinémathèque de la Danse
En coproduction avec la Cinémathèque de la Danse
À visiter :
• Site de la Cinémathèque de la Danse
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