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CND Pantin / Atrium / Mercredi 6 janvier au samedi 10 avril 2010

[EXPOSITION]

Dans le sillage des Ballets russes (1929-1959)

  • CND Pantin
  • TARIFS :
    Exposition : entrée libre

    Conférence : 6 € / Abonné : offert dans la limite des places disponibles

Danilova © DR


Artistes des Ballets russes en voyage à Berlin - Photo anonyme, Berlin, 1929 Archives de la ville de Lausanne, fonds privé P63 (Serge Lifar), DR


Ida Rubinstein dans le costume d’Hélène de Sparte - Couverture de ComÅ“dia illustré, dessin Léon Bakst, 1er mai 1912 - Médiathèque du CND


Serge Lifar dans Daphnis et Chloé de Michel Fokine - Photo Teddy Piaz, Opéra de Paris, 1934 - Archives de la ville de Lausanne, fonds privé P63 (Serge Lifar), DR


« Opéra russe à Paris » Couverture de programme, dessin Ivan Bilibine, théâtre des Champs-Élysées, 1930 - Collection particulière


« Ballets russes de Vera Nemtchinova » Couverture de programme, dessin Serge Tchekhonine, théâtre des Champs-Élysées, 25 janvier 1930 - Médiathèque du CND


Carte des tournées du Grand Ballet de Monte-Carlo - Dessin Robert Marchal, programme du Grand Ballet de Monte-Carlo, 1947-1949 - Médiathèque du CND, fonds Gilberte Cournand, DR


Tatiana Riabouchinska interprétant la Ballerine dans Petrouchka de Michel Fokine - Photo Studio Iris, Ballets russes de Monte-Carlo, s.l., 1935 - Médiathèque du CND, DR


Vaslav Nijinski dans Giselle de Jules Perrot et Jean Coralli - Agrandissement d’après tirage original de L. Rosen, s.d. Bibliothèque-musée de l’Opéra/BnF


Carnaval de Michel Fokine © Archives Monte-Carlo SBM, DR


Ida Rubinstein - Photo « Wyn Thame », s.l.s.d. Médiathèque du CND, DR


Répétition de Noces de Bronislava Nijinska - Photo Émile Marcovitch, s.l.s.d. Médiathèque du CND, DR


Contrat entre Serge de Diaghilev et F. Wicht, directeur général du casino de Monte-Carlo, 17 août 1913 © Archives Monte-Carlo SBM


Michel Fokine interprétant Arlequin dans Carnaval - Photo Johannes Jaeger, s.l.s.d. Bibliothèque-musée de l’Opéra/BnF


Affiche de l'exposition


Tamara Karsavina et Vaslav Nijinski dans Le Spectre de la rose de Michel Fokine - Photo Auguste Bert, s.l.s.d. Bibliothèque-musée de l’Opéra/BnF

Cette exposition met en lumière l’héritage des Ballets russes de 1929 à 1959, leur influence sur l’esthétique et les modes de production des spectacles. Le mythe des Ballets russes à travers la personnalité de Nijinski, les diverses formes de commémorations jusqu’aux nouvelles versions chorégraphiques des Å“uvres de la troupe, témoignent de l’exceptionnel impact des Russes en France.

Commissaire générale : Claire Rousier
Commissaire scientifique : Florence Poudru
Conception graphique : Agnès Dahan

Mercredi 6 janvier à 18h / Grand studio
[CONFÉRENCE]
Dans le sillage des Ballets russes (1939-1959)
Florence Poudru présente les grands axes de l'exposition. Historienne de la danse, elle est docteure de l'Université Paris I-Panthéon-Sorbonne et auteure de plusieurs ouvrages sur la danse au XXe siècle.

Les Ballets russes ont été créés à Paris au Théâtre du Châtelet en mai 1909 et disparaissent vingt ans plus tard avec leur fondateur Serge de Diaghilev. L’histoire de la troupe après sa disparition est ponctuée de nouveaux jalons tous les dix ans : hommages, expositions, publications n’ont en effet cessé de marquer les années finissant en 9 durant tout le XXe siècle, célébrant ainsi la gloire des Ballets russes.

Qu’advient-il de l’héritage de la troupe après sa disparition ? Comment le mythe des Ballets russes s’est-il construit et n’a-t-il cessé de se développer au fil du temps ? Ce sont ces questions qui ont présidé à la réalisation de cette exposition, conçue en 2009 à l’occasion du centenaire de la création des Ballets russes. Elle vient à sa manière poser un jalon supplémentaire dans l’histoire des commémorations des Ballets russes. La période 1929-1959 couvre l’immédiat après-Ballets russes jusqu’à la fin d’une époque, marquée par le départ de Lifar de l’Opéra de Paris en 1958 et le décès du marquis de Cuevas en 1961.

L’exposition Dans le sillage des Ballets russes (1929-1959) propose une approche thématique historique, et sociologique inédite sur une période encore inexplorée. Construite en cinq parties complémentaires, l’exposition vise tout d’abord à mettre en lumière de façon synthétique les principaux apports des Ballets russes : la parité
des arts comme valeur fondatrice d’une démarche esthétique, la mise en valeur de la danse masculine, l’expressivité du corps et la création de ballets de courte durée. Elle propose aussi une lecture de leur mode d’organisation : première troupe indépendante, les Ballets russes bénéficient du soutien de nombreux mécènes, développent un nouveau réseau de diffusion en France fondé sur les casinos des villes d’eau et sur certains opéras. Son activité trouve aussi un espace d’expression au sein de galas et de diverses manifestations caritatives. La troupe effectue également des tournées dans le monde entier.
Les Ballets russes voient le jour dans un contexte diplomatique favorable entre la France et la Russie, marqué par un fort engouement pour tout ce qui relève de la sphère russe. Le label russe est alors porteur et le restera longtemps, même après la révolution de 1917. C’est l’objet de la seconde partie de l’exposition, qui met notamment en lumière le phénomène de la russification des noms des danseurs d’origine cosmopolite. De nombreuses troupes « russes » se succèdent après la disparition des Ballets russes ; elles font fructifier le répertoire de la célèbre troupe, s’appuient sur leurs principaux protagonistes tout en cherchant à profiter de ce label russe.

Boris Kochno et Serge Lifar, ainsi que de nombreux artistes comme Michel Fokine, Léonide Massine, Bronislava Nijinska ou George Balanchine, perpétuent l’esprit des Ballets russes. Cette transmission passe également par de nombreux professeurs russes présents à Paris. La troisième section de l’exposition permet de révéler les modalités de cette passation et étudie les nombreuses reprises et recréations d’Å“uvres des Ballets russes : Les Danses polovtsiennes, Les Sylphides, Le Tricorne, Petrouchka, Schéhérazade, Apollon Musagète ou Carnaval.

Les compagnies qui succèdent à la troupe de Diaghilev ne se contentent pas de reprendre à leur compte ces Å“uvres phares, elles cherchent aussi à renouveler les principes esthétiques dont elles sont les héritières. Si la nature de la collaboration entre peintres et chorégraphes reste la même, des innovations et une grande liberté marquent en revanche le rapport entre la musique et la danse. Les corps s’expriment dans une gestuelle épurée qui contraste avec la rondeur du mouvement en cours jusqu’alors.

La dernière partie de l’exposition révèle comment les figures de Diaghilev et de Nijinski ont incarné l’identité des Ballets russes pour la postérité. Elle dévoile également comment de nouvelles versions de leurs ballets ont lieu dès les années 1930, et par la suite de véritables relectures sous la houlette de Maurice Béjart. Enfin, elle témoigne du fait que les ballets repris entre 1929 et 1959, comme Schéhérazade ou Carnaval, ne sont plus les Å“uvres les plus fréquemment reconstruites ensuite. L’Après-midi d’un faune ou Le Sacre du printemps, qui avaient fait scandale à l’époque des Ballets russes, semblent avoir la faveur des compagnies et du public à notre époque.

En partenariat avec l'Ina et la Cinémathèque de la danse

Avec le soutien de CulturesFrance
Manifestation organisée dans le cadre de l’Année France - Russie 2010
www.france-russie2010.com




Téléchargements : DANS LE SILLAGE DES BALLETS RUSSES